Ça y est, c’est parti, le coup d’envoi est donné. Je ne sais pas pourquoi c’était maintenant où jamais, toutes les circonstances étaient réunies pour que ça se passe ainsi
. Il fallait le faire… Hier j’ai eu cette discussion avec mon patron actuel et j’ai officiellement demandé la réduction du temps de travail. Enfin… cela faisait
longtemps que je ruminais cela, entre le manque de motivation pour certaines choses au sein de mon travail, entre la mauvaise conscience qui me creusait le ventre, le cœur et le cerveau depuis
quelques temps à cause de mon père et ce fichu sentiment d’arriver à bout de course il fallait que je bouge,
il fallait que ça bouge.
Et ça a bougé. L’occasion s’est presque présentée par elle-même. Hier soir je suis rentrée à la maison avec la certitude que j’avais bien fait mais avec
ce sentiment bizarre d’inquiétude. Allait-il accepté et si oui, à quelles conditions ? Allait-il comprendre que ma famille passait avant tout autre
chose ?
Hier soir quand je suis rentrée à la maison j’avais besoin d’un soutien, d’une épaule, d’un moment de câlins, voir de plus si affinités. Être seule est
parfois difficile car vous n’avez pas de soutien psychologique quand vous passez par ce genre d’étapes. Quand vous auriez besoin de quelqu’un pour peser le pour et le contre vous n’avez qu’une
boule de poil qui est là et qui vous regarde avec toute la tendresse qu’elle est capable de vous donner. Mais parfois, aussi gentille soit-elle, la boule de poil ne suffit pas… Je serais presque
tentée de lancer la campagne Free-Hugs sur territoire suisse... vous savez la campagne ou des gens vont dans la rue avec des pancartes "câlins gratuits"..
Ce qui est génial c’est que j’ai un peu l’impression que certaines personnes ont des antennes et qu’elles ressentent ce genre de situation. Un de mes amants
est comme ça, il réapparaît dans ma vie à chaque fois que ça va mal et il a le don de me réconforter. Quand hier soir j’avais accepté qu’il vienne pour un petit batifolage dans les draps je me
suis simplement retrouvé dans ses bras, à lui raconter ce que j’avais sur le cœur et à me rassurer collée contre lui.
Ça fait juste du bien, juste un petit moment où j’ai pu me laisser aller, où j’ai profité d’une présence masculine pour me sentir moins « seule » dans mon quotidien, juste un moment où
j’ai eu l’impression d’être normale. J’entends déjà certaines me dire ou me mettre un message dans lequel
elles déclarent haut et fort qu’elles ne croient pas une seconde au fait que cela soit resté au simple bavardage dans ses bras… et vous avez raison… mais, pour une fois, ceci était secondaire pour
moi, pour une fois ce fut qu’un petit plus pendant la soirée car le plus important est que j’ai eu un moment avec un homme qui a pris le temps de m’écouter et de me câliner.
Parfois, aussi lionne et puissante soit-elle, Sekhmet à aussi besoin de moment où elle peut tomber l’armure et le masque…. (ça y est je parle à la troisième personne maintenant… U-nicks sors de ce corps… tout de suite).
allez, pour la peine, je te fais un câlin! ça ne vaut pas les bras d'un homme mais c'est tout ce que j'ai en stock ;-)