Parfois il est de ces moments où on a envie de s’arracher les cheveux avec l’ensemble des follicules ainsi que la totalité de ce qui nous sert de scalpe pour éviter de nous attaquer aux globes oculaires de certaines personnes. Parfois il est de ces moments où on se demande, redemande et reredemande (comme si une fois n’était pas suffisant, hein ?) si on a vraiment fait le bon choix, pris la bonne route, pris les bonnes décisions.
Depuis quelques
jours au bureau c’est la guerre ouverte entre les divers associés. Période de fin d’année oblige nous sommes en phase de clôture de comptes et c’est là qu’arrivent tous les petits détails. Machin
qui n’a pas inscrit cela, truc qui n’a pas compensé ceci. C’est normal, ça arrive aux meilleurs et l’ambiance est la même dans chaque boite dont l’activité principale est financière. Il n’est pas
là le problème… non non… il est ailleurs. Il se situe dans le simple fait que sous « associés » j’entends le paternel, le cousin et moi-même et que sous « comptable »
j’entends « ma mère ». Eh oui… une vraie petite entreprise familiale qui, somme toute, fonctionne bien pendant toute l’année et se change en « antre du diable » pendant les
deux derniers mois de l’année.
Depuis mon retour de vacances je perçois une tension non dissimulée dans les couloirs de la boîte, je hume l’énervement et les crises de nerfs dans les différentes pièces et je ressens les rancœurs entre les différents éléments cadres. Seuls les pauvres membres du secrétariat restent là, tête dans les épaules, yeux braqués sur l’écran dans l’espoir de se rendre invisibles et de ne pas subir les foudres de l’un d’entre nous. Moi j’ai essayé de détendre l’atmosphère par tous les moyens, qu’ils soient futiles ou pas. J’ai joué à l’hyperactive en brassant de l’air histoire de « montrer » que nous avions beaucoup de boulot que ça servait à rien de perdre du temps en chamailleries, j’ai joué à la paresseuse, assise devant mon ordi, collée à facebook dans l’espoir que leur attention allait se porter sur ma procrastinatrice de petite personne. Mais non, rien n’y faisait, ils restaient toujours là à se bouffer le nez pour des sommes dérisoires.
Alors lundi, sentant la fureur et la rage monter en moi, j’ai lâché prise, j’ai éclaté et dit mes 4 vérités. Et que s’ils ne faisaient pas un effort je quitterais le boulot sur le champ pour aller m’inscrire dans une œuvre humanitaire à l’autre bout du monde (bon Angie… tu m’accueilles au cas où ?). Après m’avoir regardé de manière légèrement dubitative, ils ont éclatés de rire, quand ils ont vu que manifestement le rire n’était point communicatif sur ma petite personne… ils se sont renseignés sur le sérieux de ma déclaration… se rendant compte que l’heure n’était pas à la rigolade je ne les aie plus entendus… le soucis c’est que cela fait depuis le début de la semaine que je ne les entends plus, qu’ils sont assis en réunion, portes fermés, sans qu’un mot ne s’élève au dessus d’un autre. Et là j’avoue qu’avec ma secrétaire on se regarde … de manière inquiète… et j’avouerai presque que ça fait un peu vide… finalement … ils ne pourraient pas « s’engueuler un peu quand même ?? » … car là ce silence est pesant !
Ce billet à été écrit dans le cadre de l'Enoooorme concours de Manu.... alors si vous passez par là que vous m'aimez très fort... n'hésitez point a aller faire un tour là bas... et de le dire.
Ces derniers jours je viens de faire
une expérience assez étonnante... et détonnante... la démission, comme tout remède à un mal quelconque à des effets secondaires... eh oui... et je suis entrain de les subir les uns après
les autres...
Ben ces prochains temps j'ai un peu oublié d'écrire... car je suis un peu
surchargée émotionnellement ces derniers jours. Ai pas trop la tête à blogger je dois avouer...
Voilà c'est
fait, après plusieurs tergiversations j'ai enfin pris la décision, la décision qu'il fallait prendre probablement, celle qui se présentait telle une évidence.
Toute personne qui a un boulot prenant avec une certaine dose de
responsabilités doit, quand elle part en vacances, mettre tellement de choses à jour que les derniers jours s’avèrent terriblement « stressants »… je pense que vous avez tous
ressentis ces moments où vous avez l’impression que vous n’arriverez pas à la fin du dossier X… que vous aurez pas fini le compte-rendu Y pour le patron et pour votre collègue qui devra vous
remplacer temporairement… tout donne comme l’impression de s’accumuler et vous avez juste l’impression de crouler sous la charge.
Aujourd’hui il faut que je
passe un coup de gueule… Enfin que je m’énerve un petit coup… que je râle. Je dois avouer que je suis juste entrain de me demander comment je vais continuer professionnellement si c’est à ce
rythme. ‘ttendez que je vous explique…
Mystère et Boule de
gomme… Ben je sais fallait bien un jour que je vous parle de mon job… j’adore mon job mais parfois il peut être ingrat… c’est ce genre de poste qui vous met en première ligne de
toutes les attaques possibles et générales… parfois vous représentez la direction, vous parlez au nom de la direction… mais si vous faites et si on vous fait faire des erreurs ce n’est pas la
direction qui trinque… Ceux qui travaillent dans le même secteur reconnaîtront… les autres ben je vous laisse simplement imaginer ce que cela fait.










Ce que vous en dites...