Monica L. ou l'aveu de ne pas être une fille "bien"....
Ce billet va peut être vous surprendre ou même vous choquer. Mais si je vous dis que je ne suis pas une fille bien, et même loin de là, ce n'est pas une connerie. Je ne vous parle pas de méchanceté, ni de dureté... je ne suis pas méchante, je suis mauvaise. En effet...
Hé ne hochez pas la tête... vous n'avez pas eu ces moments ou vous vous regardiez dans le miroir de la salle de bain et que vous aviez qu'une envie, passer un savon à la garce qui se tenait devant vous ? Ben moi ça m'arrive souvent... et pourtant je continue à me laisser tenter et à croquer au fruit défendu.
Le pire c'est que je me piège moi-même, je me prends à mon propre jeu en raison d'une faiblesse que je ne maîtrise pas. Quand on vous dit que la chair est faible... j'en suis la preuve vivante. En effet si il y'en a une qui a un gros défaut sur cette terre c'est bien moi.
Si je vous dis « Monica (Lewinsky) sors de ce corps » vous me dite « aie problème ». Eh oui, je suis atteinte du syndrome Lewinsky et j'avoue une forte attirance pour des hommes puissants qui en jettent et qui provoquent en moi ce que j'appelle simplement le Wouah effect.
Alors quand, pendant les championnats du monde de hockey sur glace où j'officiais en tant qu'hôtesse auprès de la zone VIP, j'ai été draguée par un homme qui avait non seulement la prestance mais aussi, dans le milieu du hockey, le poste qui allait avec son allure je me suis retrouvée telle la souris devant le serpent... fascinée, paralysée et poussée par une seule envie, qu'il ne fasse qu'une bouchée de moi, qu'il me croque sans même goûter. [Mangez moi mangez moi mangez moi....]
Quand, en plus, le jour ou tout le monde avait congé, il m'a invité dans un superbe restaurant je n'ai pas pu refuser. J'ai passé une soirée digne des meilleurs films, je buvais littéralement ses paroles, je me noyais dans son verbe et me prélassais dans son aura. J'étais telle la petite fille en soif d'apprendre devant le professeur qui allait lui apprendre la vie et les choses de la vie.
Je vous passerai les détails de notre soirée ou le fait de savoir si nos rencontres se sont réitérées. En effet, et je m'en rends très bien compte que, en acceptant ce genre de choses, en me laissant séduire par des hommes mariés je rentre dans la catégorie des femmes détestées par le plus grand nombre. Ce genre de femmes qu'on traitera automatiquement, cruement et facilement de salope ou de pute.
Et pourtant, tout en sachant que ce que je fais est mal, je tombe dans le panneau, dans le panneau de ses hommes qui savent parler, qui me donnent l'impression d'être importante juste par le fait que « eux » aient posés leur regard sur moi, qu'ils se soient intéressés à moi.
Ce qui me perturbe encore plus, et qui me fait penser que je n'ai peut être pas de la lumière à tous les étages, c'est ce sentiment de bien-être que j'éprouve en compagnie de ce genre d'hommes et le fait que j'ai tendance à fuir à grandes enjambées les hommes célibataires qui pourraient un tant soit peu s'intéresser à moi.
Une amie m'a dit que je devais avoir peur du bonheur ?? Mais peut -on réellement être aussi tordu et avoir peur d'être heureux ?
Sérieusement y'a sûrement quelque'chose en moi, qui tourne pas rond....